En attendant les barbares

d’après J. M. Coetzee
Adaptation et mise en scène Camille Bernon et Simon Bourgade
Saison 2020-2021
Du 17 June au 3 July
Durée 2.05
Lieu Vx-Colombier
En attendant les barbares
Prix Nobel de littérature en 2003, J.M. Coetzee invente avec cette fable politique un monde qui pourrait être le nôtre.

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  • Alors qu’une petite ville frontalière est assaillie par la rumeur d'une invasion des barbares, l'Empire central mandate un colonel de sa police politique pour capturer et torturer certains des leurs afin de leur soutirer des informations. Face à la multiplication des raids de l'armée et à la montée insidieuse d’un régime totalitaire, le Magistrat de la ville est contraint de prendre position, mais ses valeurs s’avèrent stériles face à la brutalité croissante des habitants. Bientôt dénoncé par ses concitoyens pour « intelligence avec l’ennemi », le Magistrat est alors menacé de subir le même sort que les barbares.

    Après avoir mis en scène Change me, qui mêlait un fait divers américain au mythe d'Iphis chez Ovide, Camille Bernon et Simon Bourgade, duo représentatif de la nouvelle génération, adaptent le roman de J.M. Coetzee à la langue dépouillée et sans compromis. Le cadre de cette dystopie leur offre l’occasion de disséquer « les mécanismes de la peur dans les comportements de notre société, nos rapports de fascination et de répulsion face à nos propres barbares, étranges étrangers qui trahissent d'abord notre aliénation et notre pauvreté spirituelle ». Concerné par la montée de la xénophobie et du nationalisme dans le contexte européen actuel, leur théâtre répond à la violence qui menace notre propre humanité au nom de l’idéal que chacun se fait de la civilisation.

    NOUVELLE PRODUCTION

    Les droits de Waiting for the Barbarians, J.M. Coetzee, 1980, sont détenus par J.M. Coetzee et gérés par Peter Lampack Agency, Inc.
    Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

    J. M. Coetzee a obtenu le prix Nobel de littérature en 2003.
    La Comédie-Française a interprété les œuvres d’un certain nombre d’auteurs ayant obtenu le prix Nobel sans pour autant en faire un critère de choix. De fait, beaucoup d’auteurs nobelises n’écrivent pas de théâtre, ou très marginalement. On observe par ailleurs un décalage entre l’obtention du prix et la mise en scène de l’œuvre, qu’elle intervienne avant ou après.

    **Dramaturges nobélisés interprétés à la Comédie\-Française avant leur prix :**

    • Anatole France (prix 1921) : Les Noces corinthiennes en 1918, Crainquebille en 1953
    • François Mauriac (prix 1952) : Asmodée en 1937, Les Mal-aimés en1945
    • **Harold Pinter (**prix 2005) : Autres horizons en 1987, Le Retour en 2000, L’Anniversaire en 2013, Trahisons en 2014

    Retour, 2000 © Denis Dailleux

    • Bob Dylan (prix 2016) est le sujet du spectacle Comme une pierre qui… d’après Greil Marcus, monté l’année précédente

    Comme une pierre qui, 2015 © Simon Gosselin

    **Dramaturges nobélisés interprétés à la Comédie\-Française à la suite de leur prix :**

    • Maurice Maeterlinck (prix 1911) : Intérieur, en 1919 et 2017

    Intérieur, 1919

    • Gerhart Hauptmann (prix 1912) est imposé par l’occupant allemand en 1943 : le théâtre se voit contraint de jouer Iphigénie à Delphes, pièce censée démontrer la supériorité du génie allemand.
    • Romain Rolland (prix 1915) : Le Jeu de l’amour et de la mort mis en scène en 1939 et 1966, Les Fenêtres ouvertes en 1965
    • George Bernard Shaw (prix 1925) : La Grande Catherine en 1962, La Maison des cœurs brisés en 1999
    • Luigi Pirandello (prix Nobel 1934) : Chacun sa vérité en 1937, Six personnages en quête d’auteur mis en scène trois fois en 1956, 1978 et1986, La Volupté de l’honneur et Un imbécile en 1969, Henri IV en 1973, et hors répertoire Je rêve (mais peut-être pas) et L’Étau, en 1992, Les Grelots du fou en 2005, La Fleur à la bouche en 2013

    Chacun sa vérité, 1937 © Lucien et Gaston Manuel

    La Fleur à la bouche, 2013 © Brigitte Enguerand

    • Eugene O’Neill (prix 1936) : Une Lune pour les déshérités en 1975 et Long voyage du jour à la nuit en 1996
    • Roger Martindu Gard (prix 1937) : Le Testament du père Leleu en 1938
    • André Gide (prix 1947) : Les Caves du Vatican en 1950, Le Retour de l’enfant prodigue en 1962
    • T.S. Eliot (prix 1948) : Meurtre dans la cathédrale en 1978

    Meurtre dans la cathédrale, 1978 © Claude Angelini

    • Albert Camus (prix 1957) : Caligula en 1992
    • Jean-Paul Sartre qui déclinele prix en 1964 : Huis clos en 1990

    Huis clos, 1990, Aumont, Mayette, Fersen © Claude Bricage

    • Samuel Beckett (prix 1969) : En attendant Godot en 1978, Fin de partie en 1988, Oh les beaux jours en 2005, Cinq dramaticules en 2006, Compagnie en 2016

    En attendant Godot, Odéon, 1978 © Claude Angelini

    Oh les beaux jours, 2005

    • Dario Fo (prix 1997) met en scène deux pièces de Molière a la Comédie-Française avant d’obtenir son Nobel. La Troupe interprète ensuite Saint-François le divin jongleur en 2006, repris sous le titre François, le saint jongleur en 2020,ainsi qu’Une confrérie de farceurs, à partir de ses textes, en 2007 et Mystère bouffe en 2010.

    Une confrérie de farceurs, 2007 © Brigitte Enguérand

    Mystère bouffe, 2010 © Brigitte Enguerand

    • Gao Xingjian (prix 2000) Quatre quatuors pour un week-end en 2003

    Par ailleurs, de nombreux auteurs nobélisés ont été lus par les Comédiens-Français

    Sully Prudhomme (premier nobelise en 1901), Frédéric Mistral (1904), l’Italien Giosuè Carducci (1906), le Britannique Rudyard Kipling (1907), la Suédoise Selma Lagerlöf (première femme nobélisée en 1909), l’Irlandais William Butler Yeats (1923), l’Americain Ernest Hemingway (1954), l’Italien Salvatore Quasimodo (1959), Saint-John Perse (1960), l’Americain John Steinbeck (1962), le Colombien Gabriel García Márquez (1982), le Nigerian Wole Soyinka (1986), le Saint-lucien Derek Walcott (1992), l’Autrichienne Elfriede Jelinek (2004), ainsi que J. M. G. Le Clézio (2008).

    • photo de couverture : _Retour de l'enfant prodigu_e, 1962, Etcheverry, Destoop, Noro, Giraud - ©. Jacques Pourchot
  • Adaptation and direction: Camille Bernon and Simon Bourgade
    Translation: Sophie Mayoux
    Scenography: Benjamin Gabrié
    Costumes: Gwladys Duthil
    Lights: Coralie Pacreau
    Video: Guillaume Gherrak and Jérémy Oury
    Original music and sound: Vassili Bertrand
    Make-up: Ondine Marchal
    Assistant director: Angèle Peyrade
    Costume assistant: Anaïs Heureaux

Documents

Casting

  • stéphane varupenne
    Joll, colonel du Troisième Bureau
    suliane brahim
    Gorkova, soldate ; la Jeune Fille, jeune barbare ; Mandel, adjudante du Troisième Bureau
    didier sandre
    le Magistrat, gouverneur de la ville
    Christophe Montenez
    le Jeune Prisonnier barbare ; Volkov, soldat ; Koenig, jeune officier
    elissa alloula
    Jager, soldate ; Molly, prostituée ; Mai, intendante de la caserne
    clement bresson
    le Prisonnier barbare ; Lazzari, soldat ; Hanes, assistant du colonel Joll
  • And
    Étienne Galharague: Sebald, aide de camp du Magistrat