La Reine des neiges, l'histoire oubliée
Directed by Johanna Boyé
Du 22 November au 7 January
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This play, which premiered last season, was Johanna Boyé’s first Comédie-Française production, and an opportunity to return to Andersen’s original story: Gerda and Kay are inseparable playmates until one day, when injured by two crystals from a broken mirror, the young boy’s temperament changes: he becomes spiteful. He then disappears, kidnapped by the mysterious Snow Queen. Waiting to hear from him, Gerda decides to travel the world in search of her dear companion. This heroin, intrepid as can be, crosses the path of the Great Troll and his crew, the Glasses Princess and her Prince, a humorous Crow and an adorable Reindeer, an old Bandit, a Witch, and other classic tale characters. After facing many dangers, her grit allows her to pass the necessary tests to retrieve Kay from the mythical Ice Palace. Her production follows Andersen’s plot, based on the legends of the North, and leads us through forest and snowy lands to meet mischievous Trolls, the Magician or the Little Brigand, but also the Reindeer and the Crow.
Johanna Boyé tackles a story filled with powerful female figures and fashions a visual fairyland for the theatre, allowing the actors to lean on illusions, magic, whimsy and humour. Her version respects Andersen’s plot, based on Northern tales, and takes the viewer through the snow-covered forests harbouring the Snow Queen, the initiatory figure. After a fantastic journey sealing their friendship forever, Gerda and Kay are ready to enter adolescence.Please note this show is set at a special time suited for children: performances take place at 7 p.m.
Family-friendly, for viewers aged 7+ON TV
During the seasonThis show premiered on November 23, 2022 at the Théâtre du Vieux-Colombier.
Johanna Boyé, revient avec cette création, Molière du Jeune public 2023, à l’histoire originale de l’auteur qui met en scène deux enfants, Gerda et Kay, inséparables compagnons de jeu. Un jour le jeune garçon, blessé par deux cristaux d’un miroir brisé, change radicalement de caractère et devient soudain très colérique. C’est alors qu’il disparait, enlevé par la mystérieuse Reine des neiges. Sans nouvelles de lui, Gerda décide de partir à travers le monde à la recherche de son frère de cœur. Intrépide à souhait, notre héroïne croise pêle-mêle le Grand Troll et ses compagnons, la Princesse Lunettes et son Prince, une drolatique Corneille et un irrésistible Renne, une Vieille Brigande, une Sorcière, et d’autres personnages qui peuplent les contes. Bravant tous les dangers, elle saura, à force de persévérance, passer les épreuves nécessaires pour le retrouver, dans le mythique Palais des glaces.
Johanna Boyé s’empare de cette histoire aux figures féminines puissantes et tire les fils d’un univers visuel et théâtral féerique, dans lequel les acteurs et les actrices ont tout le loisir de jouer avec les illusions et la magie, la fantaisie et l’humour. Son spectacle suit l’intrigue d’Andersen, nourrie des légendes du Nord, et nous conduit à travers la forêt et les terres enneigées à la rencontre de la Reine des neiges, figure initiatrice. Gerda et Kay entreront dans l’adolescence après un voyage fantastique qui scellera à jamais leur amitié.Attention horaire exceptionnel adapté aux enfants :
du mardi au samedi à 19h, dimanche à 15hSpectacle tout public à partir de 7 ans
Formules sucrées ou salées pour petits et grands au bar du théâtre dès 18h.
À LA TÉLÉVISION
en cours de saisonSpectacle créé le 23 novembre 2022 au Théâtre du Vieux-Colombier
- Représentations en audiodescription :
Samedi 9 décembre à 19h
Mercredi 3 janvier à 19h- Représentations avec surtitrage adapté en français :
Dimanche 17 décembre à 15h
Réservations : accessibilite@comedie-francaise.org et au 01 44 58 15 14
Plus d'informations> Si l’on me demandait ce qu’est un conte, je répondrais instinctivement que c’est une voix pour rentrer dans la nuit.
Le genre littéraire du conte porte dès son origine des caractères à la fois oniriques, philosophiques ou moraux, à destination des enfants mais aussi des adultes, auxquels sa dimension subversive ne peut échapper. Se faisant l’écho d’enjeux politiques, culturels ou sociaux, il continue à séduire des metteurs en scène du XXIe siècle qui leur confèrent une nouvelle oralité.
Les contes constituent un fabuleux répertoire dans lequel le théâtre a souvent puisé, et ce dès le XVIIe siècle. Les spectateurs sont alors friands des pièces dites à machines avec tout leur cortège d’effets merveilleux. Au XVIIIe siècle, ce goût ne se dément pas et des adaptations d’œuvres de Charles Perrault fleurissent sur les scènes des théâtres de la Foire et du boulevard, offrant des changements de décor à vue spectaculaires.
La Comédie-Française reste plus en marge de cet engouement. On y monte des pièces aux titres suggestifs mais assez éloignées de la littérature enfantine, comme La Coupe enchantée de Jean de La Fontaine et Champmeslé (1688, d’après deux contes de La Fontaine, Les Oies de Frère Philippe et La Coupe enchantée), Le Petit Chaperon rouge de Félix Gandera et Claude Gevel (1919) ou encore Poudre d’or de René Trintzius et Amédée Valentin (1928). En revanche, des œuvres aux titres moins évocateurs se nourrissent de l’imaginaire du conte : des personnages de fées s’introduisent dans L’Oracle de Germain-François Poullain de Saint-Foix (1740), Les Fées de Dancourt (1699), L’Amour et les fées du cardinal de Bernis (1746) ou Arlequin poli par l’amour de Marivaux (1720) ; un talisman dans Il était une bergère d’André Rivoire (1905) ; un génie dans Amour pour amour de Pierre-Claude Nivelle de La Chaussée (1742).
Genre secondaire à la scène, le conte philosophique et moral devient vers la fin du XVIIIe siècle une nouvelle source d’inspiration. Ainsi, Rochon de Chabannes tire sa pièce Heureusement – créée par les Comédiens-Français en 1762 – de deux Contes moraux de Marmontel, à qui on attribue la paternité du genre, et qui s’affranchit progressivement de la féerie. Emmanuel Daumas s’y intéresse récemment, livrant en 2012 au Studio-Théâtre une adaptation rythmée du Candide de Voltaire, « cette œuvre espiègle et pernicieuse », où il s’agit de voir « jusqu’où on peut repousser la limite de notre acceptation ».C’est en 2009, avec Le Loup – d’après les Contes du chat perché – de Marcel Aymé, que la Comédie-Française renoue avec le genre. Véronique Vella et Raphaëlle Saudinos redistribuent les parties narratives aux comédiennes et comédiens tout en introduisant des couplets additionnels sur une musique originale de Vincent Leterme. Sept ans après Le Loup, les metteuses en scène prolongent avec Le Cerf et le Chien du même Marcel Aymé ses questionnements sur la porosité entre animalité et humanité.
Plusieurs contes d’Andersen sont programmés les saisons suivantes au Studio-Théâtre dans des adaptations tendant vers l’épure, ou dans des transpositions dans le monde contemporain, sans jamais néanmoins nier le merveilleux. Jacques Allaire imagine pour Les Habits neufs de l’empereur « un espace qui serait à ce point utilitaire qu’il relèverait quasiment du monde industriel, et puisque cet empereur habite dans sa garde-robe alors nous l’avons imaginée dans sa pure fonction de stockage et en avons fait une salle des pendus » (2010). La scénographie ludique de Dominique Schmitt pour La Princesse au petit pois offre un terrain de jeu proche de l’imaginaire enfantin aux comédiennes et comédiens qui jouent à assembler des cubes, avec un décor transformable à vue (mise en scène et adaptation d’Édouard Signolet, 2013). Quant à Olivier Meyrou, il transpose La Petite Fille aux allumettes dans « un décor pictural traversé d’un caddie, de cartons et de plastiques, lambeaux de notre société contemporaine », et convoque la vidéo, qui lui permet de restituer, par fragments, l’imagerie du conte : la neige, ou encore les apparitions magiques de la grand-mère (adaptation d’Amrita David et Olivier Meyrou, 2014).
Pour Les Trois Petits Cochons (2012), le metteur en scène Thomas Quillardet avait choisi d’offrir aux acteurs et actrices des petites niches personnelles de jeu dans un spectacle très écrit, au rythme de petits rituels ou de chamailleries au sein de la fratrie.
Avec La Reine des neiges, l’histoire oubliée, Johanna Boyé s’inscrit dans ce travail de questionnement du conte pour nourrir l’imaginaire enfantin et en restituer au spectateur toutes ses dimensions magique, poétique et métaphorique à travers l’histoire d’une héroïne qui part braver les dangers pour sauver son frère de cœur.
— Visuel : Jérémy Lopez (le Prince) et Georgia Scalliet (la Princesse) dans La Princesse au petit pois d’après Hans Christian Andersen, mise en scène et adaptation d’Edouard Signolet, 2013
Photo © C. M.Magliocca, coll. Comédie-Française -
Adaptation: Johanna Boyé et Élisabeth Ventura
Directed by: Johanna Boyé
Scenography: Caroline Mexme
Costumes: Marion Rebmann
Lighting: Cyril Manetta
Original music and sound: Mehdi Bourayou
Choreographic work: Johan Nus
Magic: Vincent Wütrich
Makeup and hairstyles: Julie Poulain
Assistant director: Stéphanie Froeliger
Costume assistantship: Violaine de Maupeou and Clément Desoutter
Documents
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Télécharger le PDF (4.04 MB)Programme La Reine des neiges 23/24
Programme du spectacle « La Reine des neiges » d'après Hans Christian Andersen Mise en scène Johanna Boyé Vˣ-Colombier, Théâtre du Vieux-Colombier (Saison 2023/2024) -
Télécharger le PDF (5.38 MB)Programme jeune public La Reine des neiges 23/24
Programme jeune public de La Reine des neiges, l'histoire oubliée, d'après Hans Christian Andersen. Mise en scène Johanna Boyé, Théâtre du Vieux-Colombier (Saison 2023/2024)
Casting
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la Reine des neiges, le Petit Troll des mousses, la Princesse Lunettes, le Boiteux, un brigand et la Sorcière du crépuscule
le Grand Troll, Monsieur Loran, la Corneille, le Renne et N’a qu’un œil, un brigand