La Cerisaie

by Anton Tchekhov
directed by Clément Hervieu-Léger
translated by André Markowicz and Françoise Morvan
Saison 2024-2025
Du 21 February au 1st June
Durée 2.15
Lieu Richelieu
La Cerisaie
“Everything must change so that nothing changes” comments Tancredi in Tomasi di Lampedusa’s “Leopard”, adapted by Visconti for the cinema. For Clément Hervieu-Léger, this sentence conveys the sensitivity of Chekhov’s characters.

Discover the play

  • Forced to auction off the family estate, Lyubov – who just came home from Paris – and her clan do not comprehend the urgency of the situation. Their habits and childhood memories of the untouchable aristocracy they’re products of have rendered them incapable of seeing things straight, despite the warnings of Lopakhin, the merchant and son of a former muzhik who ends up buying the estate.
    After working on Molière and Goldoni, Frank Wedekind and Jean-Luc Lagarce, Clément Hervieu-Léger selected a play which echoes our society and holds a mirror to the complexity of life. “I love plays which are made up of memories, whether the author’s or our own. I like plays that act as testaments, not in that they must be interpreted in a somewhat biographical way, but because they force us to throw ourselves into the work”, said the director. The play, which magnifies human nature and sensitivity, has been very close to his heart for a long time; he resolved to tackle it with a company spirit. Whether through Lopakhin’s love for the cherry orchard and its owner, the political ideals of eternal student Trofimov, young Varya’s minute tediousness or the loyalty of old servant Firs, all the characters embody both nostalgia and the future, or the act of leaving and starting over.
    As the feudal empire is drawing its last breaths in the early 20th century, the cherry orchard is a haven of beauty where Chekhov outlines the struggles accompanying the end of an era.

    This show premiered on November 13, 2021 at the Salle Richelieu

    « Le génie de Tchekhov est dans ce dialogue si simple, où l’on entend ses personnages non point parler, mais sentir » (Elsa Triolet). Tout aussi discrètement, la Comédie-Française noue son histoire avec Tchekhov à partir de 1945 en programmant d’abord de courtes pièces - L’Ours et Le Chant du cygne -, avant d’ouvrir plus largement la porte à Oncle Vania, en 1961 lors du centenaire de la naissance de l’auteur. Perçue comme une rupture dans l’histoire de la Maison de Molière, elle reflète la tendance des théâtres subventionnés à accueillir l’œuvre désormais classique de Tchekhov, révélée en France par l’avant-gardiste Georges Pitoëff à partir de 1921.

    La plupart des « grandes pièces » de Tchekhov sont entrées au répertoire dans des mises en scène tendant à gommer diversement les références slaves pour une plus neutre universalité, et ce, dès 1961 (Oncle Vania monté par Jacques Mauclair). Évoquée par quelques bouleaux, la Russie restituée par Otomar Krejca qui débarrasse sa Mouette (1980) de ses clichés en insistant sur le caractère charnel disparait totalement sur le plateau nu d’Ivanov, « pièce dédiée au vide » montée par Claude Régy (1984).

    L’empathie pour ces personnages parfois taiseux, toujours blessés, dont l’âme slave parait cependant universelle voire familière (Guillaume Gallienne, metteur en scène de Sur la grand-route, 2007), favorise une appropriation du texte. Coupé et réduit de quatre heures (Platonov, Jacques Lassalle, 2003), assemblé en diptyque (Le Chant du cygne et L’Ours, Maëlle Poésy, 2016), le texte peut aussi être redistribué pour « collectiviser des scènes » et mettre des solitudes ensembles (Vania, Julie Deliquet, 2017).

    Comédie ou tragédie, la qualification des pièces de Tchekhov qui opposa l’auteur à Stanislavski oriente les choix artistiques des metteurs en scène. La Cerisaie est une comédie, davantage qu’une tragédie, pour Alain Françon (1998) qui s’accorde ainsi avec Jean-Paul Roussillon, metteur en scène des Trois sœurs (1979). Françon revint à cette ultime pièce de Tchekhov sur l’adieu, en la montant cette fois dans les décors de Stanislavski pour sa dernière mise en scène à la direction du Théâtre de la Colline et en offrant à Roussillon, sociétaire honoraire de la Comédie-Française, son dernier rôle sur scène (Firs) dans un spectacle qui, sans lui, n’a jamais été repris.

    • Visuel : La Cerisaie, mise en scène d'Alain Françon, 1998, avec Catherine Ferran, Andrzej Seweryn - photo. Isabelle Lévy
  • Directed by: Clément Hervieu-Léger
    Translation: André Markowicz and Françoise Morvan
    Scenography: Aurélie Maestre
    Costumes: Caroline de Vivaise
    Lighting: Bertrand Couderc
    Original music: Pascal Sangla
    Sound: Jean-Luc Ristord
    Choreographic work: Bruno Bouché
    Artistic collaboration: Aurélien Hamard-Padis
    Costume assistant: Claire Fayel

Documents

Casting

1 / 1