Une vie
Mise en scène Pascal Rambert
Du 24 mai au 2 juillet
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L’invité est un artiste de renommée internationale et dont le style confine au figuratif. Les échanges avec l’interviewer libèrent la pensée, acceptent les silences. Cette rencontre est une remontée aux sources de la création, mais aussi de la vie de l’invité et des figures récurrentes de son œuvre, visages, jouissance, fleurs aux mille noms... Les personnes qu’il évoque prennent chair et dialoguent avec lui : la mère envahissante aujourd’hui défunte, le frère haï et haïssant, le premier amour femme-maîtresse peinte cent fois, l’enfant qu’il était ou encore le Diable, son meilleur ami...
En neuf tableaux, cette tentative de recomposer une vie est aussi une sublimation de la langue, que Pascal Rambert défend en privilégiant toujours une relation intime avec ceux qui l’incarnent : « je n’écris pas sur la vie privée des acteurs, j’écris pour leur voix, leur corps, leur énergie, précise-t-il, ce sont des êtres humains, pas des personnages de papier ». En prise directe avec le concret, ce théâtre nous assure de sa force en développant une plasticité du temps, une porosité entre l’art et la vie.Honoré en 2016 du prix du Théâtre de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, Pascal Rambert est publié en France aux Solitaires Intempestifs. Viennent d’y paraître Une vie et Actrice ainsi que Théâtre 1987-2001 (Le Réveil, John & Mary, De mes propres mains, Race, Le Début de l’A.). Clôture de l’amour y fait l’objet d’une réédition dans la collection « classiques contemporains » en juin 2017.
Avec Vitez, je voyais la pensée en marche, je la voyais littéralement avancer : il mettait en scène, et disait : « Je ne sais pas. » Ça n’a peut-être rien à voir, mais moi je dis à mes acteurs : «Débrouille-toi. » J’ai passé des années à tenter de les aider, à expliquer, c’est fini je dis : «Débrouille-toi ! » parce que je veux assister au spectacle de la pensée de mes acteurs, je veux les voir arriver dans leurs recherches. C’est fini, la préparation dramaturgique, le discours aux acteurs, la direction, l’accompagnement, je n’y crois plus, je ne le supporte plus, j’y vois des stratégies d’évitement pour ne pas avoir à se coltiner un véritable processus de création. Je fais en sorte de travailler avec des gens qui ne me demandent pas les clefs de leur rôle, d’ailleurs je ne leur en écris pas, avec des gens qui trouveront seuls les solutions aux problèmes qui leur sont propres. Les solutions viennent des acteurs, non des metteurs en scène.
Extrait de Rambert en temps réel, Laurent Goumarre, Les Solitaires intempestifs, 2005
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Mise en scène et scénographie : Pascal Rambert
Costumes : Anaïs Romand
Lumières : Yves Godin
Musique et sons : Alexandre Meyer
Assistanat à la mise en scène : Maryse Estier (Académie de la Comédie-Française)
Documents
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Dossier de presse Une vie 16/17
Dossier de presse d'Une vie. Mise en scène et scénographie de Pascal Rambert, Théâtre du Vieux-Colombier (saison 2016/2017). -
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Programme de Une vie, de Pascal Rambert Mise en scène Pascal Rambert, Vieux-Colombier (saison 2016/2017).
Distribution
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et avec
Anas Abidar : l’Enfant (en alternance)
Nathan Aznar : l’Enfant (en alternance)
Ambre Godin : l’Enfant (en alternance)
Jeanne Louis-Calixte : l’Enfant (en alternance)