Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée

d'Alfred de Musset
Mise en scène Laurent Delvert
Saison 2018-2019
Du 16 janvier au 24 février
Durée 50min
Lieu Studio-Théâtre
Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée
Laurent Delvert a choisi cette pièce qui l’accompagne depuis près de vingt ans. Il s’intéresse autant à nos résistances qu’à nos vies qui s’écoulent doucereusement sans faire de choix.

Découvrir la pièce

  • Avec ses proverbes, Musset renouvelle la comédie de mœurs, dans une forme libre qu’il assume loin des simples divertissements de salon, l’enrichissant d’une dimension morale. Succès dès sa création en 1848, ce proverbe en un acte joué chaque année au Français entre 1910 et 1970 ne l’avait plus été depuis 1980.
    Pour sa première mise en scène avec la Troupe qu’il connaît bien pour avoir été l’assistant de nombreux metteurs en scène, dont Ivo van Hove pour Les Damnés, repris cette saison, Laurent Delvert a choisi cette pièce qui l’accompagne depuis près de vingt ans. « J’ai grandi avec elle », confie-t-il. Il fait résonner la langue de Musset dans un loft-atelier, un salon moderne empreint de l’agitation urbaine, îlot flottant à même de faire ressortir les enjeux intimes et sociaux de l’entrevue de la Marquise et du Comte qui n’ose lui demander sa main. Mais ce jour, par un heureux hasard du mauvais temps ou par la mise en œuvre d’une manigance féminine, il est le seul invité à se présenter chez elle. S’ouvre alors une joute verbale, « magnifique et sensuelle confrontation, animale aussi, faite de tension et de désir mêlés ». Laurent Delvert s’intéresse autant à nos résistances qu’à nos vies qui s’écoulent doucereusement sans faire de choix. « Mais fermez donc cette porte ! », répète la jeune femme, exhortant son soupirant à s’abandonner à "l’inconnu"...

    ALFRED DE MUSSET est à la fois l’enfant prodige du romantisme et le moins joué des romantiques, du moins de son vivant. À 20 ans, il présente La Nuit vénitienne à l’Odéon, premier essai… et premier échec, qui l’amène à se détourner du plateau, à s’affranchir des contraintes de la scène pour écrire des pièces rassemblées sous le titre Spectacle dans un fauteuil, théâtre de lecture qu’il n’envisage pas de monter. Et pourtant, Musset deviendra l’un des auteurs du Répertoire le plus fréquemment joué. Sa pièce en forme de proverbe, Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, est assez caractéristique de cette singularité.

    Une première catastrophique, un succès durable

    En 1848, Musset est, sur les plans personnel et littéraire, au plus mal : dépression chronique, désillusions sentimentales, alcool et drogues ont tari son inspiration et il écrit de moins en moins. À la veille de la Révolution, un événement providentiel le sauve de la pauvreté : le retour de Madame Allan-Despréaux de Russie où elle a joué son théâtre. L’actrice qui entre à la Comédie-Française fait rebondir sa carrière.

    Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée est créée en pleine Révolution, le 7 avril 1848, au Théâtre-Français rebaptisé Théâtre de la République. La pièce dure une quarantaine de minutes et semble totalement hors du temps alors que la monarchie de Juillet a été renversée et que Paris est à feu et à sang. Quelques dizaines de personnes à peine viennent l’applaudir. Ironie du sort, la veille, la salle affiche « complet » pour la représentation républicaine gratuite qui met à l’honneur trois muses et trois amours de Musset : George Sand, sa grande passion de jeunesse, Pauline Viardot, cantatrice dont il a été épris sans retour, et Rachel, qui interprète la Marseillaise et incarne ainsi la Liberté et la République.

    La critique ne prend pas Musset très au sérieux. Il paraît en décalage avec son époque, fait figure d’excentrique et donne une bouffée d’air suranné, dans le flot des créations de circonstances. En effet, dans le contexte révolutionnaire, on juge les pièces à l’aune de leur moralité politique, à l’égard des récents bouleversements, et la pièce de Musset n’est défendue que par son ami Théophile Gautier.

    Et pourtant, si les critiques sont majoritairement négatives et la première quasi-déserte, la pièce est jouée 52 fois dès la première année. Les proverbes mussétiens trouvent rapidement leur place dans l’alternance et sont très fréquemment repris par la suite.

    • Visuel : Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée d'Alfred de Musset, 1937 – photo. Manuel frères, coll. CF
  • Mise en scène : Laurent Delvert
    Scénographie : Philippine Ordinaire
    Costumes : Christian Lacroix
    Lumières : Nathalie Perrier
    Son : mme miniature

Documents

Distribution