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Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

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Bajazet

de Jean Racine
Mise en scène Éric Ruf
Saison 2020-2021
Du 17 octobre au 15 novembre
Durée 2h05
Lieu Studio Marigny
Bajazet
« On hésite toujours dans la tragédie classique entre l'oratorio pur et l'incarnation la plus débridée. Entre la rigueur de la Bérénice de Grüber et l'expression vitale et musculeuse de la Phèdre de Chéreau. La vérité, si elle est à chercher, est sans doute entre les deux pôles de cet alphabet de possibles.

Découvrir la pièce

  • Qui a déjà joué Racine sait que le plus ardu est d'entrer et de progresser silencieusement vers le mitan du plateau avant de prononcer le premier « Madame ». Cette avancée muette traîne avec elle une psychologie qui n'a pas lieu d'être car dans ce théâtre, on n'existe qu'en parlant et on meurt dès qu'on ne peut plus répondre. Cette rude fonction plaide pour l'oratorio.

    Patrice Chéreau m'a un jour donné une clef sur les répétitions de Phèdre en m'expliquant que les personnages de Racine ne meurent pas de circonstances hostiles mais de leurs propres contradictions intérieures. Le sérail est donc ici intérieur, sa complexité plus grande encore et l'enfermement intime. L'action se passe au cœur d'un harem, lieu des fantasmes confondus. Le bruit du monde, celui des batailles lointaines, des retours incertains, des alliances contre nature percent lentement l'épaisseur des murs et plus lentement encore celle de la peau pour s'immiscer jusqu'au cœur, comme un être utérin tente de discerner l'écho sourd du monde extérieur. Tout l'enjeu de la langue de Racine est contenu dans cette porosité entre le monde et son écho en soi. Cette géographie est la seule à étudier et confond tous les royaumes raciniens, qu'ils soient grecs ou ottomans. La langue est dédaléenne et l'oratorio qu'encourage le plateau du Studio Marigny nous amène, nous oblige à cette étude concentrée. » Éric Ruf

    • Mesures sanitaires : le port du masque et la distanciation physique sont obligatoires. L'entrée de nos théâtres sera interdite aux personnes s'y refusant et les billets ne seront pas remboursés.

    Compte tenu de l’instabilité du contexte sanitaire et des mesures relatives à l’accueil du public, nous mettrons en vente les spectacles au fur et à mesure de la saison.
    Nous vous informons par courriel, sur notre site Internet et nos réseaux sociaux des prochaines ouvertures de vente.

    Créé en 1672, Bajazet est, jusqu’en 1815, l’une des pièces du Répertoire les plus régulièrement jouées– à raison de quelques représentations par an. Par la suite, le public n’eut pas l’assurance de la voir aussi souvent car elle ne fait plus partie du « fonds de Répertoire », c'est-à-dire des pièces qui constituent le socle de jeu de la Troupe, qu’elle interprète suivant l’alternance plus intense qu’aujourd’hui avec plus d’une centaine de pièces interprétées chaque année. Il faut attendre que de grands interprètes s’en emparent pour la voir représenter sur scène – Rachel joue Roxane de ses débuts en 1838 jusqu’en 1854 – ou que l’on renouvelle les représentations avec une distribution inédite. Adeline Dudlay (Roxane) et Albert-Lambert (Bajazet) dominent celle de la reprise de 1887, Madeleine Roch et Mme Segond-Weber se partagent les rôles de Roxane et d’Atalide à partir de 1905. Bajazet, pièce orientale, est une œuvre qui coûte cher au théâtre en décors et aux comédiens en costumes.

    C’est en 1937 que pour la première fois, un metteur en scène, Jacques Copeau, s’empare de la pièce. Ses interprètes Maurice Escande, Mary Marquet et Véra Korène évoluent dans des décors de Louis Sue et arborent des costumes de Marie-Hélène Dasté, premiers exemples de costumes peints à la Comédie-Française, ces ornements remplaçant les traditionnelles broderies. Jacques Copeau met en œuvre son esthétique propre avec une simplification des formes, tant pour les costumes que pour le décor aux lignes épurées, prenant de la distance avec les représentations qui privilégiaient jusque-là des textiles brodés, rehaussés de pierreries, des décors très complexes aux riches tentures pour représenter l’opulence du sérail. Sa proposition marque les esprits : Maurice Escande élaborera une nouvelle mise en scène « d’après Jacques Copeau » en 1949 et Jean Marchat, en 1957, gardera également les costumes et décors de 1937.

    En 1966, Michel Etcheverry propose lui une mise en scène avec de nouveaux costumes et décors, avant Éric Vignier, en 1995, au Théâtre du Vieux-Colombier. Éric Ruf qui tenait alors le rôle-titre proposera sa propre vision de la pièce, dont il crée la scénographie et la mise en scène, en 2017 au Théâtre du Vieux-Colombier.

    • Bajazet, 1933 (1) © photo. Manuel frères / Coll. Comédie-Française
  • Mise en scène : Éric Ruf
    Lumière et vidéo : Bertrand Couderc

Distribution

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