Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

Le Chien - Les Contes du chat perché

de Marcel Aymé
Mise en scène Raphaëlle Saudinos et Véronique Vella
Saison 2022-2023
Du 23 mars au 7 mai
Durée 1H
Lieu Studio-Théâtre
Le Chien - Les Contes du chat perché
C’est le retour de Delphine et Marinette ! Véronique Vella les avait déjà mises en scène en collaboration avec Raphaëlle Saudinos, dans deux spectacles où elles rencontraient le fameux Loup, puis le Cerf, animaux légendaires de la forêt, symboles de transgression et de liberté.

Découvrir la pièce

  • Dans ce troisième volet de leur triptyque consacré aux Contes du chat perché, les fillettes ont encore grandi et ont l’âge d’aller seules faire les courses. Sur le chemin du retour, elles rencontrent un chien, le meilleur ami de l’homme... Ici les animaux ont l’art de la parole, et notre Chien aveugle, touffu et bourru, manie particulièrement bien le langage. Cela lui permet d’émouvoir Delphine et Marinette à qui il raconte avoir accepté de prendre la cécité de son maître maltraitant, qui l’abandonna dès qu’il eut recouvré la vue. Fermes face à sa demande toute en séduction de lui donner la noix de veau qu’il renifle dans leur panier, elles lui proposent néanmoins de l’accueillir chez elles, ce que leurs parents acceptent. Le Chat devient bientôt le meilleur ami du Chien, mais toujours un peu jaloux il donne parfois des coups de griffes à ses maîtresses. Se sentant désaimé suite aux réprimandes du Chien, il lui propose de lui prendre sa cécité…
    D’aventure en aventure, les metteuses en scène déploient sur le plateau un monde qui nous parle des complexités de l’amour, de fidélité et de libre-choix, des illusions perdues qui nous permettent de grandir. Adeptes d’un théâtre où la musique et les chansons s’accordent naturellement aux dialogues, elles retrouvent de nombreux camarades des deux premiers volets, qui se déroulaient dans la maison puis sur son seuil. Aujourd’hui, Delphine et Marinette sont au grand air, dans la cour avec son chemin ouvert sur le lointain, entre le refuge du chat perché dans le grenier et les champs, courant pleines d’énergie à l’aube de leur vie d’adulte.

    NOUVELLE PRODUCTION

    Le texte est publié par les Éditions Gallimard
    Tout public à partir de 7 ans

    Avec le généreux soutien d'Aline Foriel-Destezet, grande ambassadrice de la création artistique,
    et le soutien du Club 1680

    Le Loup, Le Cerf et le Chien et aujourd’hui Le Chien. Les Contes du Chat perché « ont été écrits pour les enfants, âgés de quatre à soixante-quinze ans. Il va sans dire que par cet avis, je ne songe pas à décourager les lecteurs qui se flatteraient d’avoir un peu de plomb dans la tête. Au contraire, tout le monde est invité » écrit Marcel Aymé dans la préface. Le public de la Comédie-Française s’est, de fait, pressé au Studio-Théâtre en 2009 et 2017 pour découvrir les adaptations des contes d’Aymé.

    Écrit en 1939 par un auteur prolifique rompu aux genres le plus variés ̶ tour à tour romancier, nouvelliste, conteur, essayiste, traducteur, dialoguiste, dramaturge ̶ , le bestiaire merveilleux né de la vision d’un chat perché sur la branche d’un arbre puise son inspiration dans la ferme familiale jurassienne à Villers-Tobert. D’abord adaptés dans un dessin animé pour la télévision par Jacques Colombat en 1994, les contes (en l’occurrence, Le Chien, Le Loup et La Patte du chat) sont portés en 1997 sur les planches par les descendants de Marcel Aymé au Théâtre de l’Atelier.

    Lorsque Véronique Vella met en scène Le Loup à la Comédie-Française en 2009, les spectacles « tout public » qui avaient débutés en 2003, sont programmés régulièrement. Véronique Vella et sa collaboratrice Raphaëlle Saudinos se sont donné une seule règle pour ce projet-là, qu’elles suivront sur l’ensemble du triptyque : respecter le texte de Marcel Aymé à la virgule près. La poésie qui se dégage de ce spectacle à la narration redistribuée entre les comédiens qui, loin d’imiter l’enfance, mêlent le chant à la parole, donne lieu à de nombreuses reprises jusqu’en 2015. L’année suivante, continuant d’explorer les nombreuses grilles de lectures offertes par ce recueil qu’elles adaptent avec la même fidélité, elles suivent Delphine et Marinette dans leur apprentissage de l’autonomie et de la liberté avec Le Cerf et le Chien, conte sur la tolérance et l’amitié. Les fillettes ont encore grandi dans Le Chien, qui clôt le triptyque avec, quatorze ans plus tard, les deux comédiennes des premiers volets.

    En prêtant des émotions humaines aux animaux, Marcel Aymé offre une distanciation riche d’enseignements, venant enrichir le bestiaire de la Comédie-Française avec, dans sa pièce homonyme, le personnage du loup (interprété par Michel Vuillermoz, loup élégant que seule une main velue couverte de fourrure trahit), et, dans Le Cerf et le chien, ceux-ci (joués respectivement par Elliot Jenicot et Jérôme Pouly) accompagnés du chat (Michel Favory) et du bœuf (Stéphane Varupenne). La projection de l’animal qu’aurait pu être le comédien confère au personnage une singularité troublante, faisant notamment du cerf incarné par Elliot Jenicot une sorte d’Iggy Pop désireux de se ranger mais sans succès... D’abord présents dans les titres de pièces au XIXe siècle pour décrire le caractère des personnages, les animaux peuplent progressivement la scène à partir du XXe siècle, que ce soit symboliquement ou matériellement, à des fins purement décoratives ou réellement narratives. Dans Les Fables de La Fontaine mises en scène par Robert Wilson (2004), leur présence va jusqu’à éclipser l’humain réduit à deux personnages (Jean de La Fontaine et L’homme). Les accessoires et le jeu corporel des comédiens, de l’emprunt discret à l’imitation naturaliste, illustrent notre vision du monde animal, matière à méditation sur notre propre bestialité et humanité.

    — Visuel : Le Loup de Marcel Aymé, mise en scène de Véronique Vella, Studio-Théâtre, 2009, avec Michel Vuillermoz, Florence Viala, Elsa Lepoivre
    Photo ©B. Enguérand, coll. Comédie-Française

  • Mise en scène : Raphaëlle Saudinos et Véronique Vella
    Scénographie : Éric Ruf
    Costumes : Siegrid Petit-Imbert
    Lumières : Denis Koransky
    Animation graphique : Anne Kessler
    Musique originale : Vincent Leterme
    Couplets additionnels : Raphaëlle Saudinos
    Son : Jean-Luc Ristord
    Assistanat à la mise en scène : Robin Ormond de l’académie de la Comédie-Française
    Assistanat à la scénographie : Adèle Collé

Documents

Distribution

1 / 1