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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
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L'opéra de quat'sous

Texte de Bertolt Brecht et musique de Kurt Weill,
avec la collaboration d’Elisabeth Hauptmann
Adaptation et mise en scène Thomas Ostermeier
Direction musicale Maxime Pascal
Saison 2023-2024
Du 23 septembre au 5 novembre
Durée 2h30 sans entracte
Lieu Salle Richelieu
L'opéra de quat'sous
« L’opéra de quat’sous » est une des œuvres les plus célèbres de la culture allemande et demeure l’une des plus jouées Outre-Rhin.

Découvrir la pièce

  • Écrite et composée par Bertolt Brecht et Kurt Weill en 1928 comme une revue grinçante, destinée à être interprétée par des comédiennes et des comédiens, elle connaît dès sa création un immense succès. Au cœur des bas-fonds londoniens, où les personnages appartiennent tous, peu ou prou, au monde du crime, le bandit Macheath s’échine à dissimuler ses conquêtes amoureuses aux nombreuses femmes qu’il courtise. Dans cette parodie d’opéra où les chansons sont le moteur de l’action, les personnages singent le mode de vie bourgeois du public pour mieux dénoncer la période de confusion morale qu’il traverse, et qui n’est pas sans rappeler la nôtre.
    Cette nouvelle production est aussi celle des premières fois. Première collaboration entre la Comédie-Française et le Festival d’Aix-en-Provence, où le spectacle sera créé le 4 juillet avant d’être présenté Salle Richelieu. Première mise en scène de Thomas Ostermeier pour l’opéra avec cette pièce musicale mythique qui lui permet de retrouver la Troupe pour une troisième création. Nouvelle traduction française – la dernière datant d’un demi-siècle – commandée pour l’occasion à Alexandre Pateau. Enfin, une chanson inédite, initialement prévue pour la version française mais jamais créée, sera à découvrir sous la baguette de Maxime Pascal qui renoue ici avec la tradition d’origine de l’œuvre d’un orchestre composé de multi-instrumentistes. « Pour façonner l’environnement esthétique, dit Thomas Ostermeier, nous avons lorgné du côté de ce qui se faisait de plus intéressant et de plus novateur à partir des années 1917-1918 sur les scènes de théâtre russes, avec Meyerhold ou Maïakovski, le constructivisme, les créations de Lissitzky », une esthétique du collage résonnant avec cette œuvre polymorphe.

    L’opéra de quat’sous, d’après The Beggar’s Opera de John Gay, créé le 31 août 1928 au Schiffbauerdammtheater de Berlin.

    Le texte de Bertolt Brecht est publié et représenté par L’ARCHE, éditeur & agence théâtrale. Nouvelle traduction parue le 16 juin 2023.

    NOUVELLE PRODUCTION
    Production
    Comédie-Française
    Festival d’Aix-en-Provence

    Spectacle créé le 4 juillet 2023 au Festival d’Aix-en-Provence

    grande ambassadrice de la création artistique

    En 1954, la France accueille pour la première fois, au Festival international de théâtre de Paris, le Berliner Ensemble qui présente Mère Courage. La vague brechtienne qui balaie ensuite les scènes françaises touchera la Comédie-Française en 1972 avec Antigone, adaptée à partir de la version d’Hölderlin par Brecht qui transpose l’intrigue en 1945 à Berlin, et mise en scène par Jean-Pierre Miquel à l’Odéon (alors deuxième salle de la Comédie-Française). Sur le plateau, une aire circulaire brechtienne est investie par les comédiens et comédiennes (dont Bérangère Dautun dans le rôle d’Antigone) lors de leur prise de parole.
    Quelques années plus tard, lorsque Pierre Dux propose à Guy Rétoré, alors directeur du TEP, de monter une pièce à la Comédie-Française, il accepte à condition que ce soit une œuvre de Brecht. C’est donc avec_Maître Puntila et son valet Matti,_ joué au Théâtre Marigny (1976) en raison de travaux Salle Richelieu, que l’auteur, après vote du Comité de lecture, entre au Répertoire, dans une approche fidèle à l’esprit du Berliner Ensemble, par la tonalité grise des décors et costumes et par la lenteur du jeu (Jean-Paul Roussillon et Michel Aumont dans les rôles-titres).

    Un an après la chute du mur de Berlin, Antoine Vitez, convaincu de l’intérêt de monter Brecht au crépuscule du communisme, met lui-même en scène La Vie de Galilée (dont le rôle-titre est interprété par Roland Bertin). Il se reconnaît ainsi brechtien « quant à la pensée politique, avec une plus grande liberté quant à l’esthétique ». Loin de la « discontinuité épique » préconisée par l’auteur, les tableaux s’enchaînent de façon continue, dans des décors faisant référence à la Renaissance et aux années 1950.

    Pour fêter le centenaire de la naissance de Brecht en 1998, Mère Courage (avec Catherine Hiegel) entre au Répertoire car, selon l’administrateur Jean-Pierre Miquel, la pièce exprime « clairement la méthode brechtienne, quant à la dramaturgie et [laisse] au spectateur le soin de réfléchir sur l’enseignement que l’on peut en tirer ». L'esthétique de l’usure et les effets de distanciation sont alors explicitement revendiqués par le metteur en scène Jorge Lavelli qui conserve intégralement la partition de Dessau, très proche selon lui du sens dramaturgique de ce texte mêlé de musique.

    Les metteurs en scène français qui s’emparent d’une pièce de Brecht au XXIe siècle s’affranchissent de ces appréciations politiques et stylistiques. Laurent Pelly, metteur en scène de théâtre et d’opéra, fasciné par cette forme de théâtre musical, « au fonds politique et idéologique moins affirmé que dans d’autres pièces », choisit L’opéra de quat’sous qui entre au Répertoire en 2011. Les raisons qui amènent Éric Ruf à monter une nouvelle présentation de La Vie de Galilée en 2019 sont au service de la Troupe : la réunir et renouer le compagnonnage avec le comédien Hervé Pierre, qui fut son Peer Gynt en 2012. Si Antoine Vitez portait un regard politique sur l’Église, Éric Ruf observe surtout les formes actuelles de l’ignorance et de la révolution copernicienne, se gardant de tout anachronisme ou transposition.

    Pendant cette décennie 2010, des metteuses et metteurs en scène allemands sont invités à partager avec le public de la Comédie-Française leur familiarité avec le dramaturge le plus emblématique de leur pays. Leur présence rend notamment les tournures idiomatiques, susceptibles d’éclairer le jeu, plus directement accessibles aux acteurs et actrices. En 2012, Isabel Osthues monte au Théâtre du Vieux-Colombier La Noce, pièce de jeunesse, populaire en Allemagne mais délaissée par les scènes nationales françaises. Le lien se resserre avec la venue de Katharina Thalbach, fille d’une des plus grandes actrices de Brecht et du Berliner ensemble qui a grandi avec les représentations d’Arturo Ui qu’elle fait entrer au Répertoire en 2017, portée par une musique circassienne, en résonnance avec celle de la création. Des banderoles rappelant au public les moments clés de la prise de pouvoir et un expressionisme burlesque ambiant ne laissent également aucun doute sur la paternité de l’œuvre.
    Aujourd’hui, Thomas Ostermeier, directeur de la Schaubühne met en scène une nouvelle présentation de L’Opéra de quat’sous. Contrairement à Laurent Pelly en 2011 qui transposa l’action dans l’Angleterre actuelle pour parler de son époque, comme le faisait Brecht, Thomas Ostermeier renoue avec les traditions esthétiques et politiques de la création en 1928 dans laquelle joua Ernst-Busch, comédien qui donna son nom à l’école fréquentée par le metteur en scène.

    Florence Thomas, documentaliste à la bibliothèque-musée de la Comédie-Française

    Visuel : Affiche 1976, Maître Puntila et son valet Matti, Théâtre Marigny

  • Adaptation et mise en scène : Thomas Ostermeier
    Direction musicale : Maxime Pascal
    Traduction : Alexandre Pateau
    Dramaturgie et collaboration artistique : Elisa Leroy
    Scénographie : Magda Willi
    Costumes : Florence von Gerkan
    Lumières : Urs Schönebaum
    Vidéo : Sébastien Dupouey
    Son : Florent Derex
    Chorégraphie : Johanna Lemke
    Conseil à la diversité : Noémi Michel
    Assistanat à la mise en scène : Dagmar Pischel
    Assistanat à la direction musicale : Alphonse Cemin
    Assistanat à la scénographie : Ulla Willis
    Assistanat aux costumes : Mina Purešić
    Assistanat aux lumières : François Thouret
    Assistanat à la vidéo : Romain Tanguy
    Assistanat à la chorégraphie : Rémi Boissy
    Chef de chant : Vincent Leterme

Documents

Distribution

  • Véronique Vella
    Celia Peachum, épouse de Jonathan Jeremiah Peachum
    elsa lepoivre
    Jenny, dite la Tripoteuse, une prostituée
    christian hecq
    Jonathan Jeremiah Peachum, chef d’une bande de mendiants
    nicolas lormeau
    Robert, dit la Découpe, homme de Macheath et Smith, premier officier de police
    stéphane varupenne
    Brown, chef de la police de Londres (en alt.)
    benjamin lavernhe
    Brown, chef de la police de Londres (en alt.)
    birane ba
    Macheath, chef d’une bande de malfaiteurs
    Lucy, fille de Brown et la Chanteuse de complaintes
    nicolas chupin
    Jacob, dit Coco-la-Pince, homme de Macheath et un mendiant
    marie oppert
    Polly Peachum, fille de Celia et Jonathan Jeremiah Peachum
    sefa yeboah
    Filch, un des mendiants de Peachum et Saul, dit Saule-pleureur, homme de Macheath
    jordan rezgui
    Matthias, dit Matt-la-Mitraille, homme de Macheath et un mendiant
  • et Le Chœur (en alternance) :
    Marie-Claude Bottius, Scarlett Cabrera-Bernard, Jean-Claude Calif, Alexandra Christodoulides, Alain David, Simine David, Alain Derval, Arnaud Destrel, Jeanne Guinebretière, Laurent Lederer, Cécile Leterme, Isabelle Mazin, Thamzid Mohamad, Tatiana Rahandraha, Félix Orthmann-Reichenbach, Edith Renard, Yann Salaün, Thibault Saint-Louis

    et l’orchestre Le Balcon
    Direction musicale : Maxime Pascal, Alphonse Cemin, Delphine Dussaux, Vincent Leterme (en alternance)

    Iris Zerdoud, clarinette, en alternance avec Juliette Adam et Joséphine Besançon
    Valentine Michaud, Antonin Pommel, en alternance avec Juliette Herbet et Paul Lamarque, saxophones
    Henri Deléger, Matthias Champon en alternance avec Jérémy Lecomte, trompettes
    Mathieu Adam en alternance avec Nicolas Desvois, trombone, cor ténor
    Alphonse Cemin en alternance avec Vincent Leterme, Delphine Dussaux, et Véronique Briel, piano, harmonium, célesta, synthétiseur
    Pierre Michel en alternance avec Francois-Xavier Plancqueel et Valentin Dubois, percussions
    Giani Caserotto en alternance avec Benjamin Garson, guitares, banjo, balalaïka prima
    Simon Drappier en alternance avec Mathias Lopez, contrebasse, basse électrique, balalaïka basse

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