Céline
Montaland
le 30 novembre 1883
Entrée à la Comédie-Française en 1884 ; sociétaire en 1888 ; retraitée en 1891.
Elle naît à Gand où jouent ses parents, comédiens de province, et commence sa carrière à six ans, sur la scène de la Comédie-Française (rôle de Camille dans Gabrielle d’Émile Augier). Elle y joue encore un rôle d'enfant dans Charlotte Corday de François Ponsard. Son talent déjà affirmé pousse son père à la produire comme enfant prodige, en province, à l'étranger et surtout sur la scène du théâtre du Palais-Royal, où elle joue des rôles écrits sur mesure, telle La Fille bien gardée d'Eugène Labiche. De 1860 à 1870, devenue l'une des plus belles femmes de Paris, pourvue de tous les dons, elle joue le drame, la comédie et même l'opérette (elle est de la création de La Vie parisienne d'Offenbach). En 1870, elle va jouer à New York, puis revient à Paris sur les boulevards. En 1881, elle crée, pour un cachet élevé, le rôle de la mère dans Jack d'Alphonse Daudet et Henri Lafontaine à l'Odéon. Elle est ensuite engagée pour trois ans au théâtre Michel de Saint-Pétersbourg, avec un très grand succès.
Elle entre à la Comédie-Française en 1884, dans l'emploi des « jeunes mères » qui maintenant convient à son âge et à sa corpulence. Elle débute dans Bataille de dames de Scribe, crée la Souris d’Édouard Pailleron, reprend à la Comédie-Française La Princesse Georges de Dumas fils, François le Champi de George Sand, Le Klephte d'Abraham Dreyfus, Jean Baudry d'Auguste Vacquerie.
Sociétaire en 1888, elle meurt trois ans plus tard, à 47 ans, d'une rougeole contractée au chevet de sa fille âgée de quatre ans.