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Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

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Claude
Winter

433e Sociétaire Entre à la Comédie-Française
le 1er septembre 1953
soc433

Entrée à la Comédie-Française en 1953 ; sociétaire en 1960 ; doyen en 1987/1988 ; administrateur par intérim du 1er avril au 15 juin 1988 ; sociétaire honoraire en 1988.

1950 : à peine sortie du lycée et de quelques cours de théâtre, fille de directeur de cinéma, nourrie d’images et de romans, Claude Winter n’a pas vingt ans quand elle entre brillamment au Conservatoire national supérieur d’Art dramatique.
Trois ans plus tard, après avoir été l’élève de Béatrix Dussane, elle quitte l’institution, auréolée de deux premiers prix de comédie moderne et classique et, le 1er septembre 1953, elle est engagée à la Comédie-Française. C’est une aventure de 35 ans avec la troupe de la maison de Molière qui commence alors.

Sa jeunesse et sa blondeur idéales font d’elle une jeune première que dirigent immédiatement les grands metteurs en scène de la troupe en ce début des années cinquante : Jean Meyer et Robert Manuel, Maurice Escande et Georges Chamarat.
Elle est fille de barbons chez Molière, jeune romantique rebelle chez Musset, raisonneuse et joueuse chez Marivaux. À 29 ans, en 1960, elle devient la 433e sociétaire de l’histoire de la Comédie-Française. L’aura que la jeune femme dégage en scène, une présence sereine qui s’impose sur le plateau, une autorité évidente exprimée par une douceur et une maîtrise jamais prises en défaut, vont la conduire pendant une décennie à devenir l’interprète de référence de Henry de Montherlant dans Port-Royal, de Charles Péguy dans Jeanne d’Arc, de Georges Bernanos dans Le Dialogue des carmélites.
Simultanément, elle est la reine de Ruy Blas aux côtés de François Beaulieu et Jean Piat pendant toutes les années soixante. Ce sont les années où Raymond Rouleau, gloire du cinéma de l’immédiat avant et après-guerre, qui consacre dorénavant toute sa carrière au théâtre, en fait son égérie dans trois productions phares de la Comédie-Française, Ruy Blas bien sûr, puis Le Songe d’August Strindberg et enfin Ondine de Jean Giraudoux.

À l’inspiration mystique qui l’habite dans ses rôles écrasants où son jeu limpide éclaire les métaphores et les symboles les plus obscures, Claude Winter sait trouver un répondant rigoureux dans la tragédie classique à laquelle elle apporte une science du vers français qui suscite l’admiration. Elle est Chimène dans Le Cid, Livie dans Cinna ou Julie dans Horace chez Corneille, Céphise dans Andromaque chez Racine. Le 2 janvier 1987, Claude Winter devient doyen des Comédiens-Français, première femme de l’histoire de notre théâtre national à porter ce titre et occuper cette fonction.
Un an plus tard, le décès brutal de Jean Le Poulain, administrateur général, la conduit encore une fois à être la première femme à prendre la succession de Molière à la tête de la Troupe, pour une courte période de quelques semaines, avant la nomination d’Antoine Vitez.

Elle quitte la Comédie-Française un an plus tard. Nommée sociétaire honoraire, elle peut se consacrer davantage au cinéma. Elle tourne notamment avec Bertrand Tavernier, Francis Girod, Jean-Claude Brisseau et dans Les Nuits fauves de Cyril Collard.
Et pour des générations d’enfants qui l’ignorent, depuis 1955, Claude Winter est la voix ineffable, parfaitement accentuée, modèle de justesse et d’équilibre de Lady dans la version française de La Belle et le Clochard, de Walt Disney.

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