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Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

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Roland
Bertin

473e Sociétaire Entre à la Comédie-Française
le 30 novembre 1981
soc473

Roland Bertin entre pensionnaire de la troupe la Comédie-Française le 1er janvier 1982. Il en devient le 473e sociétaire seulement un an après, le 1er janvier 1983 (473e), et sociétaire honoraire le 1er janvier 2002.

Élève du cours Alick-Roussel au début des années 1950, Roland Bertin a été essentiellement formé à l’expérience de la décentralisation, dont il est un pionnier. Mais avant tout, son parcours théâtral commence par un voyage en Afrique. Invité à se joindre à une troupe pour effectuer une tournée au Sénégal, il y vivra des aventures rocambolesques et travaillera pour Radio-Dakar avec Pierre Schaeffer et Luc Decaunes. Au cours de l’été 1955, il travaille Tchekhov, Feydeau, Pirandello avec Jacques Fornier pour une tournée en Bretagne. En 1958, il est l’un des fondateurs de l’actuel Centre dramatique de Bourgogne, collabore avec Jean Dasté à la Comédie de Saint-Étienne, avec Hubert Gignoux à la Comédie de l’Est, avec Roger Planchon, Jacques Rosner, Lucian Pintilié, Luca Ronconi…

En 1965, pour la première fois de sa vie, Roland Bertin joue à Paris, à l’âge de 34 ans, dans Yvonne, princesse de Bourgogne de Gombrowicz, sous la direction de Jorge Lavelli qu’il retrouve deux ans après pour la création de La Journée d’une rêveuse de Copi au Théâtre de Lutèce. En 1968, il fait une rencontre déterminante, avec Patrice Chéreau, avec lequel débute un parcours fécond. « Il n’y a qu’à suivre ses chemins, emprunter tous les souterrains, et se frotter au lierre de ses décors, de ses châteaux en ruine comme dans La Dispute ». Il participe à sa première mise en scène, Massacre à Paris de Christopher Marlowe au Théâtre de Villeurbanne (1972), puis le retrouve pour La Dispute de Marivaux au Théâtre de la Gaîté-Lyrique (1973), Toller, scènes d’une révolution allemande de Tankred Dorst à l’Odéon-Théâtre de l’Europe (1974), Peer Gynt d’Ibsen au TNP (1981), et enfin Quartett d’HenriMüller au Théâtre des Amandiers (1985).

Alors qu’il est sollicité par les plus noms de la mise en scène, qu’il vient de créer Elle est là de Nathalie Sarraute sous la direction de Claude Régy (« une rencontre fulgurante ! ») au Théâtre d’Orsay (1980), Jacques Toja lui propose d’entrer à la Comédie-Française pour reprendre le rôle réputé difficile de Teissier dans Les Corbeaux d’Henry Becque mis en scène par Jean-Pierre Vincent. Un an seulement après son entrée dans la Troupe, il est nommé 473e sociétaire en 1983.

Durant ces vingt années, il joue, entres autres, sous la direction de Jorge Lavelli, Jean-Paul Roussillon, Jean-Luc Boutté, Jacques Lassalle, Klaus-Michaël Grüber, Claude Régy, Antoine Vitez, Jean-Louis Benoit, ou encore Philippe Adrien. Il interprète de nombreux grands rôles dont le rôle-titre d’Ivanov de Tchekhov (mise en scène Claude Régy, 1984), l’Évêque dans Le Balcon de Jean Genet (mise en scène Georges Lavaudant, 1985), Monsieur Jourdain dans Le Bourgeois gentilhomme de Molière (mise en scène Jean-Luc Boutté,1986), Monsieur Turcaret dans Turcaret de Lesage (mise en scène Yves Gasc, 1987), Christophe dans La Tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire (mise en scène Idrissa Ouédraogo,1991). Il est encore un formidable Sganarelle aux côtés d’Andrzej Seweryn dans Dom Juan de Molière mis en scène par Jacques Lassalle en 1993 au Festival d’Avignon puis Salle Richelieu. Antoine Vitez le dirige dans sa dernière mise en scène et l’un de ses rôles favoris, Galilée dans La Vie de Galilée de Bertolt Brecht, en 1990.

Il interprète de grands rôles classiques et continue à se frotter à des textes plus contemporains comme Fin de partie de Samuel Beckett mis en scène par Gildas Bourdet (1988), reprend Elle est là de Nathalie Sarraute dans une mise en scène par Jacques Lassalle (Théâtre du Vieux-Colombier, 1993), ou encore interprète le rôle de Max dans Le Retour d’Harold Pinter mis en scène par Catherine Hiegel (2000).

Après avoir traversé les mandats de six administrateurs et les univers des plus grands artistes, Roland Bertin quitte la Comédie-Française en qualité de sociétaire honoraire, à l’issue de l’ultime représentation du Mariage de Gombrowicz mis en scène par Jacques Rosner, en 2001.

Parallèlement à sa carrière à la Comédie-Française, Roland Bertin poursuit une activité théâtrale riche en succès : au Théâtre de la Colline où il créé avec Jorge Lavelli, La Veillée de Lars Noren (1989 et C.3.3 de Robert Badinter (1995), et avec Yves Beaunesne La Princesse Maleine de Maurice Maeterlinck (2001). En 1996, il est dirigé également par Jorge Lavelli dans Elle de Jean Genet au Théâtre des Ateliers. Il joue Titus Andronicus de Shakespeare mis en scène par Lukas Hemleb au Théâtre de fGennevilliers (2004), Oncle Vania de Tchekhov par Yves Beaunesne au Théâtre national de Chaillot (2004), La Tempête de Shakespeare par Dominique Pitoiset à l’Odéon-Théâtre de l’Europe (2006), et, en2012, Volpone de Ben Jonson par Nicolas Briançon au Théâtre de la Madeleine. En 2009, il reçoit le Molière du Comédien dans un second rôle pour sa prestance monumentale dans Coriolan de Shakespeare mis en scène par Christian Schiaretti au TNP Villeurbanne.

Roland Bertin tourne également au cinéma plus de cinquante films. Il débute chez Renoir, et Alain Resnais, puis tourne avec Alain Corneau, Costa-Gavras, Gainsbourg, Patrice Leconte, Maroun Bagdadi, Tonie Marshall ou encore Albert Dupontel. Il a également été dirigé par Jean-Jacques Beneix (Diva), André Téchiné (Les Sœurs Brontë), Patrice Chéreau (La Chair de l’Orchidée, L’Homme blessé), ou encore Jean-Paul Rappeneau (Cyrano de Bergerac). Il fait aussi honneur à une télévision de qualité, chez Marcel Bluwal (Vidocq, Les Misérables, Sara, Lulu), mais aussi Jacques Cotal, Josée Dayan ou encore Claude Santelli.

Depuis son honorariat, il a été invité à jouer au Théâtre du Vieux-Colombier puis au Théâtre éphémère le rôle du Baron dans On ne badine pas avec l’amour de Musset mis en scène par Yves Beaunesne (2011 et 2012). Quelques semaines avant sa mort, il témoignait de son appartenance à la troupe de la Comédie-Française dans un film documentaire réalisé par sa camarade Florence Viala intitulé Entre Molière et nous.

Roland Bertin a reçu plusieurs distinctions dont celles de Chevalier de la Légion d’Honneur, de l’Ordre national du Mérite, et Commandeur dans l’Ordre des Arts et Lettres.

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