Cher public,
Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.
En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h
Janvier - juillet 2026
La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.
Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.
Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache
Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.
Voyez comme on danse ! à la Comédie-Française
Molière eut le privilège d’avoir le danseur le plus illustre de l’époque, Louis XIV, pour accompagner son invention de la comédie-ballet !
De fait, la danse occupe une place particulière à la Comédie-Française depuis ses origines. Celle-ci outrepasse le privilège accordé à l’Académie royale de musique, créée des postes de maître de danse pour les comédiens qui, de surcroit, passent du théâtre à l’Opéra, et inversement…
De nos jours, l’indéniable intérêt porté au corps renforce ce lien organique avec, notamment, des propositions théâtrales diversifiées, servies par des interprètes pluridisciplinaires.
Cette exposition témoigne de cette théâtralité corporelle et dansée à travers les années.
Exposition présentée au Théâtre du Vieux-Colombier de septembre 2025 à janvier 2026.
Voyez comme on danse !
Un des événements de l'époque est l'engagement comme pensionnaire de Raimu, qui débute à la Comédie-Française dans le rôle de Monsieur Jourdain, du « Bourgeois gentilhomme » avec la musique de Lully chorégraphiée par Serge Lifar. En 1930, Serge Lifar (maître de ballet de l’Opéra) avait dansé lors de la représentation de retraite de Marie Leconte puis dans d’autres galas et soirées d’adieux (Cécile Sorel en 1933, Albert-Lambert en 1937). Il avait aussi collaboré comme chorégraphe (« Cavalerie » en 1932 avec un corps de ballet constitué par les comédiens, « Bolivar » de Supervielle en 1936).
La saison 1972-1973 célèbre le tricentenaire de la mort de Molière mais une grève des techniciens compromet notamment une fastueuse reprise du « Bourgeois gentilhomme ». La salle Richelieu étant indisponible, Pierre Dux loue un chapiteau, le plante sur le bassin des Tuileries et y fait donner le spectacle avec, au générique, Jacques Charon et Robert Hirsch. La partition de Lully est arrangée par Michel Colombier, dont la réputation s'est faite au music-hall, et la chorégraphie est confiée à Claude Bessy, de l'Opéra, avec dix danseurs et trois danseuses. Une douzaine d’élèves de l’Opéra de Paris participent, sous la direction de Claude Bessy – alors directrice de l’école de danse de l’Opéra.
En mai 1986, une nouvelle présentation du « Bourgeois gentilhomme ». Jean-Luc Boutté, qui avoue son goût pour l'opéra, l'opérette et la comédie-musicale, se charge de la mise en scène ; Louis Bercut conçoit les décors et costumes. La musique, celle de Lully, restituée le plus fidèlement possible par Dominique Probst, est dirigée au clavecin par Michel Frantz. Nicole Fallien dirige les chants. Pour la chorégraphie, François Raffinot est assisté de Cécile Bon.
Les danses des comédies-ballets continuent d’être revisitées telles que le menuet assimilé, dans « Le Bourgeois gentilhomme » mis en scène en 2021 par Valérie Lesort et Christian Hecq, au kolo, une danse folklorique serbe exécutée sur une partition de Lully réorchestrée, aux sonorités balkaniques.
Maurice Béjart évoque « Les Plaisirs de l'Ile enchantée », offerts par le jeune roi Louis XIV à sa cour - et à Louise de La Vallière - en 1664. « Le Mariage forcé », « La Princesse d'Élide » et « Tartuffe » (les trois premiers actes), abordent symboliquement, en 1976, trois étapes de la vie de Louis XIV (Mlle de La Vallière et la jeunesse, Mme de Montespan et l'âge mûr, Madame de Maintenon et la vieillesse). Un jeune acteur-danseur, Thierry Redler, représente le roi soleil, au milieu d'une cour étalée en éventail sur un gigantesque escalier de plexiglas. Les musiques sont celles de Lully, de Charpentier, arrangements de Dominique Probst, sous la direction de Michel Frantz.
Geneviève Casile (la Princesse) a passé deux années dans la compagnie de Maurice Béjart. Le metteur en scène et chorégraphe en 1980 des « Plaisirs de l’île enchantée » exploite le contexte théâtral de la représentation qui n’est pas « une mise en scène mais une chorégraphie partant du texte ».
La pièce n’avait pas été jouée à la Comédie-Française depuis 1956. Accompagnés par l'ensemble baroque "Les Arts Florissants", qui surplombe la scène sur une petite estrade, les comédiens prennent en charge la plupart des chants et des ballets, dans une mise en scène mêlant les univers du cirque, de la farce et de la foire, et des clins d’œil au cinéma expressionniste et à l’œuvre d’Alfred Jarry. Deux anciennes étoiles de l’Opéra de Paris, Wilfride Piollet et Jean Guizerix, signent la chorégraphie dans un esprit de “faux-vrai-baroque”.
À chaque acte, les scènes liminaires dansées et chantées mettent en abyme les pensées de George Dandin, faisant alterner la pièce entre légèreté et gravité.
Cécile Bon, associée à la mise en scène de cette comédie-ballet, signe régulièrement la chorégraphie de spectacles à la Comédie-Française entre 1986 et 2014.
La chorégraphe Claire Richard apporte sa contribution artistique à Françoise Gillard pour « Signature », spectacle dansé par la comédienne et inspiré de Sidi Larbi Cherkaoui.
Après « Signature » en 2012, on peut considérer qu’à partir de 2015 la danse prend à la Comédie-Française une nouvelle ampleur avec « L’Autre », deuxième spectacle réunissant Françoise Gillard et la chorégraphe Claire Richard.
En 2020, une véritable comédie musicale – spectacle festif intitulé « Mais quelle comédie ! » – dans laquelle la chorégraphie est un élément narratif à part entière est programmée à la Salle Richelieu. Son exécution par des comédiennes et comédiens, et non des danseurs et danseuses professionnels, amène Glyleïn Lefever à réfléchir autrement chaque mouvement afin que le geste soit le plus « investi » possible. Ainsi, d’apparence plus naturel, il éclipse la performance au profit de l’expression artistique.
Peu après « Mais quelle comédie ! », la chorégraphe Glyleïn Lefever se voit confier, dans la lignée de Maurice Béjart en 1980, la mise en scène de « Music-hall » de Jean-Luc Lagarce au Studio-Théâtre en 2021 dont la parole doit être servie par les corps « en respectant le rythme et la partition extrêmement ciselée du texte ».
Dans « Bolivar », la recherche d’une dimension « spectaculaire » de l’action laisse toute la place à l’ensemble des arts : la peinture (décor de Fernand Léger), la danse (chorégraphie de Serge Lifar), la musique (composition de Darius Milhaud).
La pièce sera reprise en 1950, sous la forme d’un opéra.
Le metteur en scène Jean-Luc Boutté fait valser la reine et son amant dans une mise en scène illustrant, avec bonheur pour les uns, consternation pour les autres, ce mélange de grotesque et de sublime cher à l’auteur.
André Wilms a confié la chorégraphie des comédiennes qui composent le chœur à Joëlle Bouvier.
« Nous travaillons avec de longs bâtons qui sont l’apanage du culte de Dionysos, le signe de reconnaissance des Bacchantes. Ils permettent de nombreuses possibilités : avoir un contrepoids, jouer sur les lignes, frapper le sol pour ponctuer la parole avec le son du bois. Les comédiennes doivent s’approprier les actions et les gestes, les interpréter et ne pas rester un groupe anonyme. A chacune son tempérament et donc sa corporalité. […] » (Joëlle Bouvier, propos recueillis par Florence Lhermitte, 2005).
Pour Éric Génovèse, metteur en scène de la pièce, « les moments chorégraphiques sont comme des échappées au désespoir ambiant, une mise à distance qui offre un contrepoint ».
La chorégraphie est signée I COULD NEVER BE A DANCER, un duo parisien de chorégraphes, directeurs artistiques et artistes de performances et d’installations, Carine Charaire et Olivier Casamayou.
La metteuse en scène Lilo Baur a fait appel à la danseuse et chorégraphe Claudia de Serpa Soares pour chorégraphier les rêves de la plus jeune et plus effrontée des sœurs, interprétée par Adeline d’Hermy sur une musique de Mich Ochowak.
Lorsqu’elle n’apparait pas en tant que chorégraphe, Glysleïn Lefever signe le « travail chorégraphique » de plusieurs spectacles, en particulier les mises en scène d’Éric Ruf : « Peer Gynt » en 2012, « Roméo et Juliette » en 2015, « Le Soulier de satin » en 2025.
Les comédiens s’inspirent de la gestuelle de la chorégraphe Pina Bausch, pionnière du concept de danse-théâtre.
La pièce est rythmée par la musique, et plus particulièrement par les chansons d’Otis Redding, chanteur soul du début des années 1960.
Informations pratiques
Exposition réalisée au Théâtre du Vieux-Colombier par la Bibliothèque-Musée de la Comédie-Française au cours de la saison 2025-2026.
Pour tout renseignement, s’adresser à : Mélanie Petetin au 01 44 58 14 78 –
melanie.petetin@comedie-francaise.org