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Samedi 27 juin à 18h

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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
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Cyrano de Bergerac

d'Edmond Rostand
Mise en scène Denis Podalydès
Saison 2016-2017
Du 7 juin au 20 juillet
Durée 3h05 avec entracte
Lieu Salle Richelieu
Cyrano de Bergerac
« Quand, acteurs de la Troupe, nous montons des pièces, nous avons inconsciemment le désir de montrer notre théâtre, tout ce qui nous le fait aimer et y rester. »

Découvrir la pièce

  • C’est dans cet esprit que Denis Podalydès, sociétaire, s’empare pour la première fois en 2006 du plateau de la Salle Richelieu. « C’est à l’âme de Cyrano que je voulais dédier ce poème. Mais puisqu’ elle a passé en vous, Coquelin, c’est à vous que je la dédie », annonce Edmond Rostand. La pièce la plus célèbre de l’auteur naît de sa fusion avec l’acteur Benoît Constant Coquelin qui crée le rôle en 1897. Une complicité à l’œuvre plus d’un siècle après dans l’énergie du collectif dirigé par Denis Podalydès, dont la mise en scène de Lucrèce Borgia est également présentée cette saison.
    Opéra-bouffe, tragédie, drame romantique, farce… tous les genres sont convoqués pour faire vibrer la partition de ce texte emblématique du répertoire français. Cyrano ne se réduit pas, ne s’ampute pas de ses boursouflures. Pour que le public se délecte de ses morceaux de bravoure, il se porte à ébullition dans un grand chaudron où se fondent tous les potentiels de la Maison : « nous voulions que le spectacle sorte du ventre de notre théâtre, des caves, des greniers, des cintres, des dessous : faire jouer toute la machine ». Et il a été récompensé de six Molière en 2007.

    Afin de permettre au plus grand nombre d’assister à la représentation du spectacle, Pathé Live diffusera Cyrano de Bergerac en direct de la salle Richelieu, le mardi 4 juillet à 20h30, dans plus de 300 salles de cinéma dont 70 salles Gaumont et Pathé. Des reprises seront proposées à partir du jeudi 20 juillet 2017 dans plus de 400 salles de cinéma en France et à l’étranger.

    « Ne m’écrivez-vous pas un rôle, à moi aussi ? » s’exclame Constant Coquelin venu voir jouer son fils Jean, un jour de 1895, dans La Princesse lointaine, qu’Edmond Rostand avait écrite pour Sarah Bernhardt. Ce rôle, Rostand l’a écrit, c’est Cyrano de Bergerac.

    S’il était donné à l’historiographe de la Comédie-Française d’avoir quelques arrangements avec cette diablesse de vérité des faits, nul doute qu’il situerait la création de Cyrano rue de Richelieu. il n’aurait pas beaucoup à tordre les choses pour écrire que le jeune Rostand, ami de sociétaires éminents, fin connaisseur de la Troupe, après un premier succès à la Comédie-Française en 1894 avec Les Romanesques, y revint trois ans plus tard avec une comédie héroïque en cinq actes en vers, où soufflait la fougue de Corneille et de Hugo, et qu’il y trouva le seul interprète possible des 1 116 vers du rôle-titre : Coquelin aîné, entré comme pensionnaire en 1860. Et pourtant, aussi certain que Molière n’a jamais fait partie de la Maison qui porte son nom, Cyrano fut créé à la Porte Saint-Martin, en 1897, et « Coq » avait quitté depuis cinq ans la Comédie-Française. La pièce n’a été jouée au Français que le 19 décembre 1938. Mais l’interprétation initiale de Coquelin a trop marqué le rôle pour la reléguer dans la préhistoire obscure d’avant l’entrée au Répertoire.

    « C’est à l’âme de CYRANO que je voulais dédier ce poème. Mais puisqu’elle a passé en vous, COQUELIN, c’est à vous que je le dédie », écrit Rostand en dédicace à l’édition de la pièce. Une telle osmose entre auteur et interprète permettait-elle qu’un autre incarnât le personnage ? Les grands rôles écrits pour Sarah Bernhardt lui ont rarement survécu. L’âme de Cyrano en revanche est passée dans bien d’autres corps et voix. Peut- être parce que Rostand, plus qu’un personnage, a inventé ou réinventé un emploi, un type, comme on dirait d’« un héros cornélien », faisant naître sur le théâtre un héros de roman, à la Don Quichotte, à la Capitaine Fracasse, d’honneur et d’amour pur, rêveur et fougueux.

    Charles Le Bargy, prototype du dandy fin de siècle, lui aussi sociétaire démissionnaire, reprend le rôle en 1912, avec plus de sensibilité, moins d’ironie que son prédécesseur. André Brunot est le premier Cyrano de la Comédie-Française, dans une mise en scène de Pierre Dux. il s’inscrit dans le style de l’original, sans faire l’unanimité, peut-être par manque de fantaisie. Mais sa voix claironnante et la simplicité de son jeu l’emportent auprès du public avec un succès prodigieux. La pièce est jouée 416 fois de 1938 à 1953. Avec lui alternent Denis d’inès, Pierre Dux, Jean Martinelli et Maurice Escande.

    La comédie bénéficie d’une mise en scène nouvelle, de Jacques Charon, en 1964. Le rôle-titre est confié à Jean Piat, un « Cyrano plus jeune que jamais » – ses prédécesseurs ont fait leurs débuts à plus de 55 ans – ; il abandonne l’interprétation traditionnelle pour devenir séducteur, un Cyrano plein d’aisance et de vitalité, d’intelligence et de sensibilité. Paul- Émile Deiber alterne avec son camarade Piat, non sans brio. Le spectacle est repris en 1976 pour 21 représentations exceptionnelles au Palais des congrès pendant les travaux de la Salle Richelieu. Jean-Paul Roussillon est chargé d’adapter la mise en scène de Charon, décédé l’année précédente, à un plateau trois fois plus grand et à une salle de 3 700 places. Le public, pour qui le secrétaire général organise une pré-réservation spéciale par correspondance, en a « plein la vue ». Secondée par une figuration nombreuse, la Troupe déploie tous ses talents pour l’occasion, notamment trois Cyrano (Jacques Destoop, Alain Pralon et Jacques Toja). Une fête, pour le public et pour les comédiens, restée dans les mémoires.

    Joël Huthwohl
    Directeur du Département des arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France

  • Mise en scène : Denis Podalydès
    Dramaturgie : Emmanuel Bourdieu
    Décors : Éric Ruf
    Costumes : Christian Lacroix
    Lumières : Stéphanie Daniel
    Réalisation sonore : Bernard Vallery
    Réalisation vidéo : Anne Kessler
    Maître d’armes : François Rostain
    Maquillages : Véronique Nguyen
    Conseillère chorégraphique : Cécile Bon
    Assistanat à la mise en scène : Alison Hornus
    Assistanat aux décors : Dominique Schmitt
    Assistanat aux maquillages : Laurence Aué

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