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Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

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Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
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Les Fourberies de Scapin

de Molière
Mise en scène Denis Podalydès
Saison 2017-2018
Du 20 septembre au 11 février
Durée 1h45 (sans entracte)
Lieu Salle Richelieu
Les Fourberies de Scapin
Denis Podalydès revient en tant que metteur en scène Salle Richelieu avec « Les Fourberies de Scapin » qui, jouées plus de 1500 fois par les Comédiens-Français, n’ont pourtant pas fait l’objet d’une nouvelle production depuis vingt ans.

Découvrir la pièce

  • Il aime l’idée d’une « pièce de troupe, écrite non pas pour la Cour mais pour le peuple », créée en 1671 au Palais-Royal pendant une période de travaux. Molière est alors libéré des contraintes des comédies-ballets et des comédies à machine : c’est du « théâtre pur » qui offre au metteur en scène une grande liberté d’action.
    La scène se passe à Naples, porte ouverte à l’imaginaire maritime, tendue vers l’Orient. Face à deux pères autoritaires, deux fils aux amours contrariées s’en remettent au rusé Scapin, habité d’une folle énergie de revanche, double de Scaramouche, acteur italien à la vie aventureuse que Molière admirait : « à vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je m’en veux mêler. » Si le valet bouffon reçoit des coups de bâton, et en rend notamment dans la célèbre scène du sac, Denis Podalydès rappelle qu’il tire son nom du verbe italien scappare qui signifie « s’échapper », « s’envoler ». S’ensuit alors, dans un climat de demandes de rançons et de contrariétés paternelles, une avalanche de stratagèmes et autres fourberies que l'auteur excellait à peindre.

    Spectacle à partir de 8 ans.

    Spectacles en audiodescription pour les spectateurs aveugles et malvoyants :
    - dimanche 12 novembre à 14h
    - mercredi 29 novembre à 20h30
    - mardi 5 décembre à 20h30

    Spectacles avec surtitrage adapté en français pour les spectateurs sourds et malentendants :
    - lundi 6 novembre à 20h30
    - vendredi 17 novembre à 20h30
    - samedi 25 novembre à 14h

    Afin de permettre au plus grand nombre d’assister à la représentation du spectacle, Pathé Live diffusera Les Fourberies de Scapin en direct de la salle Richelieu, le jeudi 26 octobre 2017 à 20h15, dans plus de 300 salles de cinéma dont 70 salles Gaumont et Pathé.

    Des reprises au cinéma sont proposées du 12 novembre 2017 au 31 janvier 2018 dans plus de 400 salles de cinéma.
    En savoir plus

    LE 24 MAI 1671, Molière choisit de donner au public sa nouvelle pièce, Les Fourberies de Scapin. Jouée sans succès, ce très étonnant échec tient en fait aux circonstances : le théâtre du Palais-Royal est pris dans des travaux interminables entrepris en vue de la création somptueuse du « clou » de la saison, Psyché, que le public de la Cour a déjà eu le privilège de découvrir et que celui de Paris attend impatiemment.

    > Dans ce sac ridicule où Scapin s'enveloppe, je ne reconnais plus l'auteur du Misanthrope.
    Boileau

    On s’interroge alors : la pièce aurait-elle eu vocation à faire patienter le public le temps de lui offrir la tragédie-ballet promise ? Sur le plan du jeu, pourtant, Les Fourberies sont assurément du grand spectacle et Molière lui-même y interprète le rôle de Scapin sur lequel repose l’intrigue. La Thorillière, « furieux porte-rapière », et la Beauval en Zerbinette ne sont pas en reste : connue pour son rire tonitruant et communicatif, c’est d’ailleurs pour elle que l’auteur a composé le rôle. Mais comme l’écrit Boileau, la pièce déçoit les amateurs de « belles comédies », sans doute est-elle trop proche d’un comique de commedia dell’arte. Conçue dans une économie de moyens scéniques pour ne nécessiter ni décors imposants ni machines, il est fort à parier que la pièce paru trop simple aux contemporains et en décalage avec l’appétit nouveau de divertissements chantés et dansés.

    Un pur théâtre trop dépouillé en somme.

    L’avenir donnera, comme souvent, tort au goût du siècle puisque la pièce remportera, après la mort de son auteur, d’éclatants succès. Elle est aujourd’hui l’une des plus souvent représentées du répertoire français, y compris à l’étranger. Le 20 septembre 2017, jour de la première de la mise en scène de Denis Podalydès, les Comédiens-Français l’auront interprétée 1 495 fois depuis 1680.

    • Visuel : Les Fourberies de Scapin par Devéria, [1831] – Photo. Lorette
  • Mise en scène : Denis Podalydès
    Scénographie : Éric Ruf
    Costumes : Christian Lacroix
    Lumières : Stéphanie Daniel
    Son : Bernard Valléry
    Maquillages : Véronique Soulier-Nguyen
    Collaboration artistique et chorégraphique : Leslie Menu
    Assistanat à la mise en scène : Alison Hornus
    Assistanat à la scénographie : Dominique Schmitt

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