Monsieur de Pourceaugnac
direction artistique Véronique Vella
dispositif bifrontal
Du 4 avril au 4 avril
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Pour Monsieur de Pourceaugnac – auquel Louis XIV souhaite prendre part – les deux Jean-Baptiste inventent, à la hâte, un nouvel impromptu, sur un canevas emprunté à la commedia dell’arte, avec danses et musiques.
Les mésaventures de cet avocat limousin venu à Paris pour épouser une jeune fille qu’il n’a jamais vue sont l’occasion pour Molière de proposer aux oreilles de ses spectateurs une promenade follement virtuose dans la musique des mots : du jargon médical désopilant aux chansons italiennes, des faux dialectes flamand et picard à l’authentique langue occitane, du mauvais français suisse-allemand aux “jargonnements” drolatiques des hommes de loi, il nous offre une palette langagière magnifique, dont nous, à la table (et accompagnés de quelques instruments de musique de l’époque) nous allons nous emparer, à pleine bouche, pour tenter d’en faire entendre la richesse, la liberté et l’irrévérence. »
Véronique Vella
Le comique caustique de Monsieur de Pourceaugnac, provincial égaré dans Paris et victime de sa grossièreté, ne pouvait que plaire à la cour assistant à la première représentation à Chambord, le 6 octobre 1669, avec Molière dans le rôle-titre et Lully dans celui d’un médecin italien grotesque. Les pitreries du compositeur l’auraient fait choir sur un clavecin qu’il aurait cassé. Déjà, le provincialisme de George Dandin avait été la cible de railleries.
Depuis 1680, Monsieur de Pourceaugnac, comédie mêlée de musique et de danse en trois actes, est régulièrement jouée, comptabilisant 1012 représentations, sauf pendant la période révolutionnaire qui mit Molière au ban des auteurs. Monrose, Samson, Edmond Got et Coquelin cadet figurent parmi les plus célèbres interprètes. Au XXe siècle, leur physique contraste avec l’image du premier Pourceaugnac : au corps menu de Molière, a succédé une tradition plus ronde et plus conforme à notre perception de la farce et de la bouffonnerie, illustrée notamment par l’extravagance de Léon Bernard (1933). Jacques Charon accepta le rôle avec des réserves (1948) et lui insuffla une légèreté nouvelle pendant plus de vingt ans jusqu’en 1971, avant que Jacques Sereys ne lui succède (1987), puis Bruno Raffaëlli (2001), incarnation d’un Pourceaugnac que Philippe Adrien imagine désirable dans sa touchante bonhommie.
Les mises en scène au XXe siècle à la Comédie-Française :
- 1921 : Georges Berr
- 1948 : Jean Meyer
- 1970 : Jacques Charon
- 1987 : Pierre Mondy
- 2001 : Philippe Adrien
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Direction artistique : Véronique Vella
Réalisation : Clément Gaubert
Distribution
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